Culture et confiture


Culture, Société / mardi, avril 28th, 2026

Culture et confiture

Enfant,  j’entendais dire  souvent : « la culture, c’est comme la confiture, moins y en a plus on l’étale ».

Aujourd’hui, manque de pot, manque de culture, conjoncture, plus de pain, plus de beurre, plus de tartine, la culture en pleine déconfiture…

D’où qu’ils viennent les bruits sont mauvais : du monde du spectacle vivant ou des techniciens de l’audiovisuel, évidemment des créateurs d’image animées, des graphistes, le moral est plus qu’en berne… Plus assez de cachets pour être intermittent, reconversion forcée, plus de bourse ou aide pour les résidences, plus de soutien des régions pour la présence dans les festivals, plus de moyens dans les écoles pour faire venir des intervenants, moins de budget pour la création… Entre la quasi disparition du budget de la culture dans les Pays de la Loire ( jusqu’à -75 % pour certaines subventions culturelles)  et baisse  de 25% dans d’autres régions,* je suis amené à faire ce constat : j’ai eu une chance énorme pendant 35 ans, de bénéficier d’un âge d’or. Bon nombre d’ amis, du théâtre, de l’art, de la rue ou du  documentaire de création, pouvaient vivre de leur talent. Même s’il fallait se battre, même s’il y avait plus de sujets, il y avait de la place et des moyens  et on en a profité. Et j’essaie aujourd’hui de me mettre à la place d’un jeune de mon âge à l’époque où j’ai commencé,  entre 25 et 30 ans,  et qui voudrait se lancer dans un métier artistique au culturel. Et bien ça fout un peu la trouille en fait. Les beaux discours sur le côté indispensable de la culture ont été accompagnés des augmentations principalement  des budgets de la défense pour se doter d’armes et se préparer à la guerre ( le budget « défense »  en France a doublé depuis 2017** ) . Les fondamentaux oubliés… Comme celui qui a été au fondement de la création de la chaîne Arte : qu’il n’est rien de mieux pour bâtir la paix, que de créer des liens de culture entre pays qui furent en guerre à une autre époque. Mais le business de l’armement, les logiques de commerce prennent le pas sur le bon sens, et il ne reste visiblement que quelques nostalgiques ou quelques visionnaires pour penser encore, et toujours que ce sont l’éducation et la culture qui doivent bénéficier des plus grands budgets, des plus grands efforts financiers,  des plus grands soins pour construire un monde de paix dans lesquels nos enfants vivraient mieux et en sécurité. La « réforme », en fait la démolition de la télévision publique, la mainmise de milliardaires du type Bolloré sur des domaines comme l’édition ou le cinéma n’augure évidemment rien de bon .  Où se cache l’espoir ? que sur chaque territoire, Région, commune, chacun se batte localement pour préserver des budgets, des aides, des solidarités… sinon ..? que faire ? 

 

cet article a été écrit sans l’assistance d’intelligence artificielle. Ca se voit ? ben tant mieux. 

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